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Le 27 juillet 2016

La joie plus forte que la haine et la peur, par Anne Kerléo

Pour quoi se rencontrer, pourquoi fêter, célébrer, prier quand la barbarie frappe? Pourquoi rester aux JMJ? Pourquoi, au-delà de la tristesse, vouloir à tout prix retrouver la joie? Le regard d’Anne Kerléo.

 

anne_kerleo_portrait_edito_vHier, les jmjistes fançais ont appris la nouvelle de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray au fil de la journée. La joie a fait place à la tristesse, à l’incompréhension, parfois à la colère. Ils ont parlé, ils ont prié. Les adultes qui les accompagnent les ont aidés à mettre des mots sur l’horreur, sur la réalité incompréhensible.

Et puis, ils ont pris la route pour la plaine de Blonia, lieu de la célébration d’ouverture des 31èmes Journées mondiales de la jeunesse. Certains ont dit avoir peur, peur d’un attentat, peur que la folie meurtrière frappe la foule des jeunes réunis là. Mais ils ont refusé d’être vaincus par la peur. Ils se sont rassemblés à Blonia autour du Cardinal Diwizsc, archevêque de Cracovie. Ils ont prié, chanté, célébré leur foi au Christ et vécu concrètement  l’expérience de l’universalité de l’Eglise.

Lors de la messe d’ouverture, les jeunes français ont dit non à la haine et à la peur, ils ont refusé de perdre la joie qui les anime.

 

Ils ont communié par le chant, la prière, le silence, avec les 500.000 jeunes réunis là, agitant les drapeaux des 187 pays depuis lesquels ils ont fait le voyage à Cracovie. Ensemble, ils ont dit non à la haine et à la peur, ils ont refusé de perdre la joie qui les anime. Parce que la joie permet de vivre au-delà de la peur. Parce que leur joie est nourrie par leur foi, nourrie par leur désir de rencontre avec l’autre différent.

A l’issue de la célébration, un jeune français a dit: «C’était la paix du Christ, c’est un moment qu’on a partagé avec le monde entier».

 

Une autre: « J’étais très anxieuse, j’avais peur qu’il y ait un attentat et tout s’est bien passé. C’est surtout au moment de la communion que j’ai senti qu’on était tous heureux, on souriait, il y avait un rayon de soleil. Il y a peut-être quelqu’un là-haut. Je suis personnellement en recherche de foi et c’est ce que je me suis dit ».

Les Français ont été très touchés par les mots de  l’archevêque de Cracovie qui a appelé les jeunes à prier « pour toutes les victimes des récents attentats terroristes et en particulier pour le prêtre mort ce mardi pendant la célébration de l’eucharistie en France ».

Les jmjistes français ont fait ce mardi 26 juillet l’expérience de la joie plus forte que la haine et la peur.


Photo de Une ©Światowe Dni Młodzieży Krakow 2016 – Jeunes lors de la messe d’ouverture des JMJ, le 26/07/2016, Cracovie, Pologne