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Le 30 juillet 2016

Côme, 20 ans: « A Auschwitz, j’ai prié pour les bourreaux »

Parti aux JMJ avec la communauté Saint-Jean, Côme a découvert le camp d’Auschwitz. S’il dit sa déception d’une visite trop courte, il entend faire savoir autour de lui l’importance du devoir de mémoire. Propos recueillis par Aurélie Pasquier.

 

Côme a 20 ans, ce sont ses premières JMJ. En tant que chef de car, il gère 50 jeunes venus avec la communauté Saint-Jean. Il a saisi sa « chance de participer au JMJ et de rencontrer 2 à 3 millions de jeunes qui partagent notre Foi, nos valeurs, nos croyances ». Déjà, « certains jeunes sont transformés, au bout de deux jours ! ». 

 

A.P.: Aujourd’hui vous avez visité Auschwitz, comment as-tu été préparé et comment t’es-tu préparé seul à ce pèlerinage?

C.: J’appréhendais beaucoup cette visite à cause de l’importance de ce lieu de la guerre, de l’Histoire mondiale et surtout juive. Nous avons été préparés par des textes de Jean-Paul II lorsque lui-même a visité le camp par exemple, et d’autres. Nous avons tous étudié en classe l’histoire d’Auschwitz donc nous la connaissions déjà. C’était bien, on peut vraiment se rendre compte de comment ils vivaient. Mais j’ai été un peu déçu car la visite à été raccourcie pour les JMJ.

 

A.: Pour toi était-ce important de visiter Auschwitz dans un cadre religieux et catholique?

C.: Non pas forcément, si cela n’avait pas été maintenant, je l’aurais fait une autre fois. Après dans un cadre religieux je pense que c’est très bien, on est encadré, on peut partager, on est guidés par des textes pour réfléchir.

On pense plus à toutes ces victimes décédées là-bas, mais aussi à ceux qui ont dirigé ces camps, certains y étaient obligés. J’ai prié aussi pour eux et pour que toutes les horreurs qu’ils ont commises leurs soient pardonnées. C’est pour cela que le cadre religieux était important.

 

A.: Dans le cadre des JMJ et après, comment continuer cet hommage et participer au devoir de mémoire après cette visite d’Auschwitz?

C.: D’abord je pense qu’il faut en parler, je peux raconter cette expérience et dire comment c’était, pas en traumatisant les gens mais plutôt en leur montrant de quoi certains sont capables et qu’il ne faut pas que cela se reproduise, c’est un devoir de mémoire. Même si c’est une idéologie pire qu’horrible, il faut l’étudier pour que cela ne se reproduise pas.